1694 cm Godin Pierre – Marchand Claudine

source: AD21 4E20 art. 7

Au nom de dieu amen lan de
l’incarnation dicelluy courant mil six cent
quatre vingt quatorze le vingttroisieme jour du mois de
may apres midy en la ville d’Auxonne pardevant le notaire royal
residant soussigné, et en présence des tesmoins au bas
nommes ont comparus en leurs personnes Pierre Godin
laboureur à Labergement les Auxonne d’une part.
Claudine Marchand veuve de Jean Lebault aussy laboureur
demeurant a Thillenay dautre part.
Lesquels partyes du consentement de leurs plus proches parents
et amis assemblés ont faits et font entre eux les
traittes accord et alliances de mariage en la forme et
maniere qui suit.
Premierement lesdits Pierre Godin et Claudine Marchand seront
unis conjoints et associés par ensemble suivant la
generale coustume de ce pays et duché de Bourgogne
qu’est par moityé meubles quils ont auront et acquets
quils feront pendant et constant leur futur maraiage.
Sera douhée la future espouse au cas que douhaire
ayt lieu sur les biens dudit futur espoux dun douhaire
divis de la somme de quinze livres chacun an
payable par les heritiers dudit futur rachetable
a une seulle fois de la somme de cent cinquante livres
laquelle somme audit cas de reachant demeurera
propre a ladite future espouse et ou ledit douhaire
divis exedoit le douhaire coutumier ledit futur
espoux luy fait donnation du surplus subjecte
a insinuation.
Donnera ledit futur espoux dans le jour et
benediction des future nopce a la future espouse
des gaes et joiaux jusque
a la somme de quarante livres.
Se marie le futur espoux pour tous et uns

chacuns ses biens concistans tant en meix et maisons
scitués audit lieu de Labergement terres et preys scitués
au finage dudit lieu et dudit Auxonne qu’en meubles
meublans bestiaux grains estant actuellement en sa
maison et en ceux qui sont presentement ensemancés
lesdits meubles meublans bestiaux et grains autres
que ceux ensemancés estimés et recogneus entre
les parties en valleur de la somme de neuf cent
livres seullement quoy que par l’invantaire dudit futur
par Me Benigne Dautecloche greffier en la Justice
dudit Labergement lesdits meubles bestiaux et effests
mobiliaires ayt estés extimés et montera la somme
de plus de quinze cent livres ledit futur ne les
faisant néantmoins valloir par le present contrat
et pour ce qui le conserve qu’a la susidite somme
de neuf cent livres attendu ce quil entend donner
cy apres suivant quil sera reglé par le présent acte
et quil en a esté convenu a quatre de ses enfants
qui reste encore en sa puissance du corps de Jeanne
Malarbet sa deffunte femme.
Sur lesquels biens ledit futur espoux ameubliera
outre ses ensemancement en quoy qu’elle puissent
concsiter et produire la somme de quatre cent
livres et le surplus luy sortira et aux siens
nature dantien tout ainsy que le tout avoit
fait troncq ou double troncq en sa famille
en quelque main quil puisse passer.
Et au Regard de ladite future Espouse
elle se marie pour tout et uns chacuns ses
biens concistants tant en une somme de cent livres
faisant la sixiesme partye de six censtiemes

d’un principal de vente sur
Claude Marchand de Thillenay a cause
de la vente a luy faite audit lieu d’une maison
scituée audit lieu par ladite future espouse par ses
freres et soeurs coheritiers d’Humbert Marchand
laboureur audit Thillenay leur père commun plus
en une maison scituée audit lieu avec ses dépendances
que ladite future a acquise d’Anthoine …
et Denis Marchand dudit Thillenay pardevant
Goujon notaire au mois de fevrier dernier moyennant
le prix et somme de quatre cent quatre
vingt dix livres, duquel prix ladite future a cy
devant paye deux cent quarante cinq livres
qu’est la moityé du prix d’icelluy restant
… du surplus et pour ses meubles
meublans grains bestiaux et autres bons effets
veus et reconeus par le dit futur et tout lesdits
biens exprimés cy dessus reglés et extimé
a la somme de quatorze cent livres.
De laquelle somme de quatorze cent livres
ladite future ameubliera outre les graines
qu’elle a actuellement ensemancés et espere de
cuillie cette presente année la somme de
quatre cent livres et le surplus de sa dotte
quest mil livres lui sortira et aux siens
nature dantien heritage tout ainsy que sy
le tout avoit fait troncq ou double troncq
en sa famille en quelque main quil puisse
passer.

Et comme ledit futur a cinq enfants de
son mariage avec feue ladite Jeanne Malarbet
dont quatre sont encore en sa maison et
resté en sa puissance seavoir Claudine et
Anne Godin, Pierre et Anthoine Godin qui
sont mineur et dont il est tuteur le cinquiesme
desdits enfants qui est Magdelaine Godin estant
marié a Jean Pautier marchand a St Jean
de Losne il est stipulle et accordé entre lesdits
futurs savant que lesdits quatres enfans
mineurs seront nouris et entretenus dans
la maison et aux frais de sa
communauté avec laditte Marchand sans aucunes
repetitions a la charge de par lesdits quatre
enfants mineurs leur rendre les services
accoutumée.
Estant encore convenu, et stipullé que
tous que lesdits enfants mineurs viendront
a trouver leur bien par mariage ou seront
parvenus en age de majorité ledit futur espoux
acquitter de touttes debtes frais funeraux
de justice, et autres qu’on pouvoir leur
demander a cause de feue Jeanne Malarbet
leur mere, leur relacher audit temps de
majorité ou de mariage les fonds antient
de ladite Malarbet leur mere pour leur part &

portion et donner a chacun desdits enfants
mineurs la somme de cinquante livres
ainsy quil est porté par leur acte tutelaire
du douze du present mois, mais encore ledit
futur sera tenu et obligé de donner a chaucun
desdits enfants mineurs la somme de six vingt
livres pour leur trousel lict garny ou habit
nopce ou au lie deladite somme de six vingt
livres un trousel avec un lict garny et en
habit de nopces le tout en valleur de ladite somme
suivant que le tout sera recognu et estimé
est ce neantmoins au choix desdits enfants
mineurs en consideration de laquelle augmantation
qui monte a quatre cent quatre vingt livres
pour lesdits quatre enfants mineurs, outre les
deux cent livres qui leur sont encore deu
par ledit acte tutelaire ledit futur ne sest fait
… pour ses meubles meublans et effets
mobiliaire par le present contract qu’a la somme
de neuf cent livres quoy que par le dit
invantaire du treize de ce mois … terminent
a plus de quinze cent.
Arrivant le deces de la future espouse
avant celuy du futur espoux en ce cas
il prendra et emportera avant tout
partage ses habillement servant a sa
personne et son lict garny en lestat quil

sera ses armes ou pour icelle la somme
de quarante livres pour lesgalles aux joyaux
de lespouse.
Et sy c’est le futur qui decede le
premier en ce cas ladite future espouse
aura et emportera avant tout partage
outre son lict garny en lestat qui se
trouvera et ses habillement servant a sa
personne ses bagues et joiaux ou pour
iceux la somme de quarante livres.
Et de plus audit cas de predeces
dudit futur espoux ladite future espouse
auara son logement dans la maison ou il
reside presentement autant de temps quil
luy plaira et quelle restera en riduit
sans aucunes repetitions pour le loyer de la
part des heritiers dudit futur.
Payeront les futures maries leurs debtes
créé avant leur futur mariage sans que
les biens de lun puisse estre pris pour
payer les debtes de lautre.
Touttes successions directe et collateralle
demeure reservé audit futur pour y succeder
chacun en droit soy et leur sortir en ce qui
est des immeubles nature dantien de leur
coste et ligne.

Sil se vend et alliene quelque fonds et
heritages et ce fait, le remboursement de
quelque principaux de vente la remplacement
en sera fait au profit de celuy dont il
proviendront s’y la communauté est utille
et au cas quelle ne le sait pas, le tout se
reprendra sur les propres biens dudit futur.
Se reservent lesits futurs espoux et espouse
le pouvoir et puissance de se faire lun au
proffit de lautre tout traittés donnation ou
autres actes de leurs biens ainsy que bon leur
semblera.
Et ses choses ainsy faitte et passé lesdits
futurs espoux et espouse ont promis de se
prendre lun et lautre en foy de loyal mariage
et le celebrer le plustot que faire se poura
en face de nostre mere la Ste Eglise a peyne
d’interests et despens a la seurete de quoy ils en ont
obligés leurs biens par la Chancelerie &
Renoncant & Fait et passé audit Auxonne
en lestude dudit notaire soubsigné les an
et jour susdits en presence de dame
Eslizabet Delaramisse veuve de Simon
Guye escuyer seigneur dudit Labergement
de Messire Claude Delaramisse conseiller du roy
lieutenant criminel au balliage dudit
Auxonne, Claude Jean et Hugues Malarbet
laboureurs audit Labergement beaufreres dudit

futur a cause de feue ladite Jeanne Malarbet
leur soeur et ledit Jean Pautier
gendre dudit futur, François Denis et Claude
Marchand laboureurs audit Thillenay freres
germain de ladite, Denis Royer laboureur
a Vielverge beaufrere a cause de Philiberte
Marchand sa femme, Anthoine Baranger
aussy laboureur audit Thillenay allié de ladite future
Benigne Verdelet tesmoings lesquels se sont
soubsigné avec les cydessus nommés qui
savent signer et ledit Pierre Godin futur
espoux ladite Claudine Marchand ne scachant
signer de ce enquise.

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