1714 cm Jovignot Toussaint – Trouillard Marie

source: AD21 4E20 art. 32

En nom de notre seigneur amen
l’an de l’incarnation d’iceluy courant mil sept
cent quatorze le vingtieme mars avant midy
a Auxonne en l’estude et pardevant le notaire royal
y residant soubsigné et en presence des temoins au bas
nommés, ont comparus en leurs personnes Toussaint
Jovignot fils majeur de vingt cinq ans de Jacques
Jovignot laboureur a Tillenay et de deffunte
Humberte Racle ses pere et mere ledit
Jacques Jovignot cy present et authorisant sondit
fils d’une part. Et Marie Trouillard veuve de feu
Simon Marchand aussy laboureur a Tillenay
d’autre part.
Lesquelles parties de leur bon gré, et volonté
et des avis et consentement de leurs peres, et mere
parents et amys cy presents ont faits et font entre elles
les traités accords et alliances de mariage, en la forme
et maniere qui suit.
Premierement que lesdits futurs espoux et espouze
seront maries et associés par ensemble suivant la coutume
de ce pays et duché de Bourgogne, qu’est apr moitié
meubles cequ’ils ont et acquets qu’ils feront pendant
leur futur mariage.

Suivant laquelle coutume la future espouze demeure
douhée sur les biens du futur espoux d’un douhaire divis
de la somme de huit livres chacun an, racheptable a
une seulle fois que les heritiers du futur espoux de la
somme de quatre vingt livres et au cas que ledit douhaire
divis exeda le coutumier ledit futur espoux luy fait donnation
du surplus.
Donnera le futur espoux a la future espouze des
bagues et joyaux en valleur de la somme de
vingt livres dont il luy fait pareillement donnation
pour luy sortir nature de propre.
En faveur duquel mariage ledit Jacques Jovignot
pere dudit futur espoux tant pour demeurer quitte envers
sondit fils de ses droits maternels qu’en avancement de
son hoirie luy a constitué en dotte la somme de cent cinquante
livres payable le lendemain des futures nopces.
Outre laquelle constitution ledit futur espoux s’est bon
et riche a la somme de soixante livres provenant de
ses espargnes desquelles sommes il entera ammeubly
dans la communauté celle de soixante livres et le
surplus sortira audit futur espoux et aux siens nature
d’ancien, tout ainsy que ledit surplus avoit fait tronc
et double tronc a sa famille en quelque main qu’il
puisse passer sujet a retour.
Declarant au surplus ledit Jovignot pere
qu’il appartient tant audit Toussaint Jovignot, qu’a
Françoise Jovignot femme de Jean François Prequin
laboureur a Reynan comté de Bourgogne environ

dix sept journaux tant preys
que terre scitués au finage et preyrie dudit Tillenay
provenant du chef de ladite deffunte Humberte Racle
premiere femme dudit Jacques Jovignot chargé
de vingt huit livres quelques sols de rente
envers la demoiselle Marchand veuve de Messir Bonnaventure
Languedois, en qualité d’héritier de deffunt Messir Claude
rabier prestre familier, en lesglise notre Dame d’Auxonne
qu’il appartient encore aux enfants de son premier
lict une maison grange et aberjage scitués audit lieu
de Tillenay indivis avec Claude Racle laboureur
audit lieu, un meix joignant deux tiers de terre
proche ladite maison et trois quartiers de preys scitués
en la prairie dudit Tillenay chargé d’un principal
de trois cent cinquante livres envers le notaire royal
soubsigné portant rente chacun an de dix sept
livres dix sols.
De touttes lesquelles terres, preys et maison ledit
Jacques Jovignot aura la jouissance pendant sa vie
naturelle durant, en par luy payant excretement lesdits
creancies cy dessus denommés et a la charge d’entretenir
bien et deument lesdits meix maison et grange en
bon estat de même que lesdits terres, et preyx.
Voulant ledit Jovignot du consentement desdits
Toussaint Jovignot, son fils et Jean François Prequin
son gendre cy present que s’il vient a deceder

avant Françoise Pin sa seconde femme quicelle Françoise
Pin ayt la jouissance, pendant sa vie naturelle durant
de la moitié desdits meix maison desdits deux
tiers de terre et trois quartiers de preyx en dependant
a la charge de les entretenir bien et deument comme
un usufruit y est tenir, et obligé, et encore de
payer la moitié des interests deus audit soussigné
notaire moyennant quoy lesdits Jovignot, et Prequin se departent de leur insterets.
Et au regard de ladite future espouze elle se
marie pour tout et un chacun ses biens
en valleur de la somme de cinq cent livres en bons
effets qu’elle a en sa puissance sans y comprendre
lesdits fonds provenant dudit deffunt Marchand son
mary dont il luy a fait donation et qui demeure
reduit par le moyen de son contract au simple
usurfruit.
De laquelle constitution dotalle Il en sera
ammeubly dans la future communauté celle
de cent cinquante livres et le surplus sortira
a ladite future espouse et aux siens nature d’antien
tant ainsy et deument que si ledit surplus avoit
fait tronc ou double tronc en sa famille en quelques
mains qu’il puisse passer sujet a retour.
Avenant le deces de lun ou lautre des
futurs maries si c’est la future qui decede la premiere
l’espoux prendra et emportera avant partage, ses

habits et linges servants a son usgae, un lict
garny en lestat qu’il se trouvera et outre ce la
somme de vingt livres pour lesgalles aux
joyaux de l’espouze.
Et si au contraire c’est le futur qui decede le premier
audit cas la future prendra aussy avant partage
les habits, linges, et nippes servants a son usage
un lict garny avec ses bagues et joyaux ou pour
iceux la somme de vingt livres a son choix.
Payeront les futurs maries leurs debtes
créés avant le futur mariage sur leur propre
bien sans que les biens de l’un puissent estre pris
pour payer les debtes de l’autre.
Se reservent les futurs maries le pouvoir et
puissance de se faire l’un au proffit de l’autre tous
traités, et donnation de leurs biens ou de partie
ainsy que bon leur semblera, derogeant a cet effet
a la coutume pour ce regard.
Touttes successions leur demeuront reservé pour
y succeder chacun en droit soy, et leur sortir nature
d’ancien de leur cotte et ligne esepté les meubles qui
entreront dans la communauté.
Et ces choses ainsy faittes, et passées, lesdits
futurs mariés ont promis de se prendre en foy de
loyal mariage, et iceluy solemmidu, en face de nôtre

mere Ste Esglise le plutot que faire le pourra a
peine de tous depens dommages et interests
a la seureté de quoy il en ont obligés leurs
biens par la cour de la Chancellerie & Renoncant
fait leu et passé audit Auxonne les an, et jour
susdits en presence et de lavis de messir Henry Fleutot
conseiller avocat du Roy au bailliage et chancellerie
d’Auxonne ledit Jean François Prequin, laboureur
a Reynan beaufrere dudit futur espoux, Humbert
Racle laboureur audit Tillenay oncle dudit futur espoux
du coté maternel, Denis Trouillard laboureur
aux granges de cette ville pere de ladite future espouze
Marie Savary sa femme, et mere d’icelle future
espouze, Jean Parizot laboureur a Champdôtre
beaufrere de ladite future espouze a cause de Françoise
Trouillard sa femme, d’Estienne Margue, et
François Lebaut clercs audit Auxonne temoins
requis et soubsignés avec les parties le scachant
faire les autres ayant declarés ne le seavoir
faire de ce enquis.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *