1741 cm Bossu Jean – Bazenet Jeanne

source: AD21 4E21 art. 68

Lan mil sept cent quarente un le vingt
deuxieme jour du mois d’octobre avant midy a Auxonne en
l’étude et pardevant le soussigné notaire royal de ladite ville y residant et en
presence des temoins enfin nommés ont comparus en leurs personnes
Jean Bossu fils de feu Toussaint Bossu manouvrier demeurant à Fouffrans du
corps de Marie Baudry ses pere et mere procedant et autorisant que besoin
seroit de l’authorité de Jean Ponsot laboureur à Beire le fort son cousin cy
present et lauthorisant quant a ce d’une part.
Jeanne Bazenet veuve de Toussaint Guignie manouvrier demeurant a Premiere
d’autre part.
Lesquelles partyes des authorités susdittes et de lavis de leurs autres parents
et amis cette part assemblés ont fait et font entre elles les traités et accord de
mariage en la forme et maniere que suivent.
C’est a seavoir que lesdits futurs epoux et epouse seront unis conjoints
et associés en tous biens meubles et immeubles qu’ils ont et acquets
quils feront pendant et constant leur dit futur mariage suivant la
coutume de ce pays et Duché de Bourgogne qu’est par moitié meubles
et acquets.
Suivant laquelle coutume ledit futur epoux donnera a ladite future epouse
des bagues et joyaux pour le jour de la celebration dudit futur mariage
en valleur de la somme de trente livres dont il luy fait donation pour
luy sortir nature de propre ey aux siens de l’insinuation de laquelle
il se charge.
Se marie ledit futur epoux pour ses grains et epargnes particulières en valleur
de la somme de deux cent livres consistant en ses habits linges argent
monnoyés et autres effets et une portion de maison indivise avec François
Bossu son frère dont il a fait aparoire a ladite future
epouse et a ses parents qui s’en sont contantés, de laquelle somme et en sera
ameubly au profit de la communauté celle de cent livres et le surplus

sortira audit futur et aux siens nature d’ancien, comme sy le tout
avoit fait tronc et double tronc en sa famille, et ce sans attouchés a ses
droits paternel et maternel eschus.
Et a l’égard de ladit future epouse elle se marie aussy pour ses biens en
valleur de la somme de trois cent livres, consistant en meubles meublant
lit garny paire d’armoire, linges et autres bons effets, et en une portion
de maison située à Collonge le tout veu et reconnu par ledit futur epoux
et a ses parents qui s’en sont contentés, de laquelle somme, il en sera pareillement
ameubly au profit de la communauté celle de cent livres et le surplus sortira a ladite
future epouse et aux siens nature d’ancien comme sy le tout avoit fait
tronc et double tronc en sa famille.
Et comme ladite future epouse a deux enfants de son premier mariage avec
ledit Toussaint Guignie, il est convenu quils seront nourris, élevés,
entretenus aux frais de ladite communauté sans repetition, jusqu’en l’age de
majorité ou de mariage, auquel temps ladite Bazenet leur relachera a
chacun la somme de cinquante livres pour leurs droits paternels
reglés par leur acte tutellaire fait en la justice de Premiere. Estant
encore convenue entre lesdites partyes qu’au cas que ladite Bazenet vaint a
décéde avant ledit futur époux en ce cas iceluy aura la jouissance
pendant sa vie durant de la moitié de maison qui appartient a ladite
future épouse, et ce que ou il arriveroit que ledit futur epoux decederoit
le premier en ce cas ladite future epouse aura aussy la jouissance pendant
sa vie durant des meix maison qui appartiennent audit futur epoux.
Sy le futur epoux survit ladite future epouse, en ce cas il aura et prendra
avant tout partage les habits et linges servant a sa personne son lit et sa
chambre garnie telle quelle se trouvera ou pour le tout la somme de
cinquante livres a son choix.
Et sy c’est ladite fuure epouse qui survive ledit futur epoux, en ce cas elle
aura et prendra aussy avant tout partage les habits et linges servant a sa

personne, son lit et sa chambre garnie telle quelle se trouvera ou pour le
tout pareille somme de cinquante livres a son choix, outre ses bagues
et joyaux qui luy sont propres.
Se reservent lesdits futurs epoux et epouse le pouvoir et la liberté
de se donner tous leurs biens ou telle portion d’iceux que bon leur
semblera, est ce par touttes sortes de traittés qu’ils aviseront bon estre
derogeant par ce regard a la coutume en ce qui peut y estre son contraire.
Et a l’egard des articles non compris au present traité ils demeurent
reglés suivant et a la forme de ladite coutume de Bourgogne.
Et ces choses ainsy faites et conclues lesdites partyes ont promis de se
representer en face de nostre mere sainte eglise le plus tost que faire se
pourra pour y recevoir la benediction nuptialle a peine d’interets et
depens, dont elles ont dit etre contentes et d’accord pour seureté de quoy elles
en obligent leurs biens par la cour de la Chancellerie et renoncant. Fait
et passé audit Auxonne en presence de Jacques Bazenet laboureur demeurant a
Collonge père de ladite future épouse, d’Antoine Guignie, aussy laboureur audit
Collonge, alié dudit futur époux a cause de sa femme, de François Bossu
manouvrier demeurant a Fouffrans frère dudit futur époux, de Martin
Rude, et de Toussaint Thomas praticiens audit Auxonne témoins
requis et soussignés avec lesdits Guignie, et Ponsot et moy ledit notaire ledit
futur epoux non plus que laditte future epouse ledit Bazenet et ledit
François Bossu ayant declaré ne seavoir signé de ce enquis.

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