1745 cm Bonvalot François – Darc Catherine

source: AD21 4E21 art. 68

L’an mil sept cent quarante cinq le
sixieme jour du mois de février apres midy a
Auxonne. Pardevant le notaire royal de ladite ville y
residant soussigné et en presence des temoins au bas nommés
ont comparus en leurs personnes François Bonvalot journalier
demeurant au village de Flammerans, fils majeur de feu Denis
Bonvalot manouvrier demeurant à Perrigny et de Nicole Roux ses
pere et mere. Icelle Roux comparant par Jean Monin manouvrier
demeurant audit Perrigny son second mary, cy present et entant
que besoin lautorisant d’une part.
Catherine Darc veuve de Claude Potty manouvrier demeurant
audit Flammerans dautre part.
Lesquelles partyes de lautorité susdite et de Lavis de leurs
parents et amis cette part assembles ont fait et font entre elles
le traité et accord de mariage en la forme et manière que sen
suit.
Cest a scavoir que lesdits futurs espoux et espouse seront …
communs en tout biens meubles quils ont acquets et
conquest quils feront pendant et constant leurdit futur
mariage suivant la Generalle Coutume de ce pays et Duché
de Bourgogne qu’est par moitié meubles et acquets.
Suivant laquelle coutume ledit futur epoux donnera a ladite
future espouse pour le jour de la célébration dudit futur mariage
des bagues et joyaux et clerceliere dargent en valleur de la somme
de trente livres dont il luy fait donnation pour luy sortir
nature de propre et aux siens, de linsinuation de laquelle il se
charge.
Douhaire ayant lieu, laditte future epouse sera douhée sur les
propres biens dudit futur epoux sun douaire divis et prefixe de la
somme de trois livres de rente annuelle rachetable en une seulle
fois par les heritiers dudit futur epoux de la somme de trente livres.
Ledit futur epoux fait donnation du surplus a la ditte future epouse
portant force d’insinuation.

Se marie ledit futur epoux pour ses gains et epargnes
particulières en valleur de la somme de quatre cent livres
consistant en meubles leublant habits linges er hardes servant
a sa personne, argent monoyé et autres bons effets, le tout vu et
reconnu par ladite future epouse et ses parents qui sen sont
contenter.
Et a legard de ladite future epouse elle se marie pour ses biens en valleur
de la somme pareille de quatre cent livres, consistant aussy en
meubles meublant de son menage, habits linges et hardes servant
a sa perosnne, chevaux arnois, grains ensemances et recueillis
argent monoyé et autres bons effets, aussy le tout vu et reconnu
par ledit futur epoux et ses parents qui sen sont contenter.
Sur chacunes desquelles constitutions dottales il en sera ameubly
au profit de la future communauté la somme de soixante livres
et le surplus sortira a chacun des futurs mariés, chacun et en droit
soy nature dantien, comme si le tout avoit fait tronc et double tronc
en sa famille et en quelques mains que le tout puisse passer doit en ligne
direct ou collateralle.
La dissolution du futur mariage arrivant le survivant aura
et prelevera avant tout partage, si cest le futur les habits linges
et hardes servant a sa personne son lit et sa chambre garnie telle
quelle se trouvera, ou pour icelle chambre garnie la somme de
soixante livres a son choix.
et si cest laditte future epouse qui survive ledit futur epoux en ce
cas elle aura et prendra pareillement avant tout partage les
habits linges et hardes servant a sa personne son lit et chambre
garnie aussy telle quelle se trouvera ou pour icelle chambre
garnie semblable somme de soixante livres aussy a son choix
outre ses bagues et joyaux qui luy son propre.
Se reserve lesdits futurs epoux et epouse le pouvoir et la faculté
de disposer de leurs biens ou de telle portion d’iceux, que bon leur
semblera en faveur de lun de lautre, par tels actes quils
leur seront bon estre reciproquement ou sans reciprocité
derogeant pour ce regard a la coutume du Duché de Bourgogne en
ce qui pour estre contraire.

Chacuns des futurs payera ses dettes contractés avant le
present mariage sans que les biens de lun puissent estre pris
pour acquitter les dettes de lautre.
En faveur duquel present mariage laditte future epouse veut et
entend qu’apres son deces la moitié des bastiments meix et verger
qui luy appartiennent et en quoy quils puissent consister soient et appartiennent
audit Bonvalot son futur epoux, ou luy et les siens, et que de lautre moitie il en ayt lusufruit
pendant sa vie naturelle durant a la charge et condition de payer les
dettes et charges affectés sur lesdits batiments meix et verger notament
en principal de quatre cent cinquante livres dû Madame Pieddefert
heritiere du sieur Lhuiller prestre cure de Flammerans, et jusqu’a se les interets
dans lequel dont lusufruit ladite future institue ledit futur epoux
pour son heritier particulier, lesdits batiments meix et verger estimé et en
valleur de la somme de quatre cent livres au moyen de quoy encore ledit futur
entretiendra bien et dument lesdits batiments meix et verger de touttes
grosses et menus reparations, le tout a peyne d’interets et depens, bien
entendu entre elles qu’au cas quelle vienne a mourir avant ledit futur
epoux, et quil sonvolle en seconde nopces lusufruit dont il sagit demeurera
finy et ladite moitié retournera aux anciens deladite future.
Et a legard des articles non compris eu present traité ils demeurent regler
suivant et conformement a ladite Coutume de Bourgogne.
Et les choses ainsy faites et cnclues lesdits partyes ont promis de se presenter
enface de notre mere ste eglise le plustot que faire se pourra pour y
recevoir la Benediction nuptiale a peyne dinterets et depens dont
elles ont dit estre contentes et daccord et mont requis acte pour sureté
duquel elles en ont obliges leurs biens par la cour de la Chancelerie et
renonsant. Fait leu et passé audit Auxonne en presence de Jean et Hugues
Nauillon frères laboureurs a Perrigny, cousins audit futur epoux, Claude Bertault
amy desdits futurs, Jacques Bernard laboureur à Flammerans beau-frère de ladite
future a cause d’Anne darc sa femme, et de Jean-Baptiste Barault maitre charron
demeurant audit Flamerans neveu de ladite future a cause d’Anne Fourney sa femme
de Thebaut Munsch et Philibert Mol clercs audit Auxonne temoins requis
qui ses sont soussignés avec ledit Jean Monin beaupère du futur et moy ledit
notaire lesdits futurs epoux et epouse ayant declarer ne scavoir signer de ce enquis
et a legard des autres partyes cy devant denommes ceux le sachant faire se sont
soussignés les autres partyes ayant declares ne le scavoir faire de ce enquis.

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