1748 cm Archer François – Trouillard Anne

source: AD21 4E21 art. 69

L’an mil sept cent quarente huit le
premier jour du mois de juillet apres midy
a Auxonne en l’etude et pardevant le notaire royal
de ladite ville y residant soussigné et en presence des temoins
au bas nommés, ont comparus en leurs personnes François
Archer laboureur demeurant a Vielverge fils de feu Jacques Archer
aussy laboureur au meme lieu et procedant en tant que de besoin
de lautorité de Thennette Vyon sa mere, cy presente et autorisant
quant a ce, iceluy François Archer ayant ja esté marié avec
deffunte Françoise Ripart d’une part.
Anne Trouillard fille procedante de lautorite de Pierre
Trouillard laboureur demeurant aux Granges dudit Auxonne
et de Jeanne Robardet ses pere et mere cy present et
autorisant leurdit fille quant a ce d’autre part.
Lesquelles partyes des autorites susdites et de lavis de leurs
parents et amis cette part assemblés ont fait et font entre elles
les traité et accord de mariage en la forme et maniere que
sensuit.
Cest a seavoir que lesdits futurs epoux et epouse seront unis
et communs en tout biens meubles quils ont acquets et
conquest quils feront pendant et constant leure future communauté
suivant la generalle coutume de ce pays et duché de Bourgogne
quest par moitié meubles et acquets.
Suivant laquelle coutume ledit futur epoux donnera a ladite
future epouse pour le jour de la celebration dudit mariage
des bagues et joyaux en valleur de la somme de cinquante livres
dont il luy fait donnation pour luy sortir nature de propres et
aux siens, de l’incinuation de laquelle il se charge.
Douhaire ayant lieu ladite future epouse sera douée sur les
propres biens dudit futur epoux dun douiare divis et prefix de la somme
de six livres de rente annuelle, rachetable par les heritiers dudit
futur epoux une seulle fois de la somme de soixante livres, et ou

ledit douhaire se trouveroit exceder le coutumier en ce cas
ledit futur epoux fait donnation du surplus a la dite future epouse
de linsinuation de laquelle il se charge pareillement.
Se marie ledit futur epoux pour ses biens en valleur de la
somme de cinq cent livres, consistant en meubles meublant
chevaux vaches, grains ensemances aregent monoyé et autres bons
effets le tout veu et reconnu par ladite future epouse et ses
parents qui sensont contantés.
Et a legard de la future epouse lesdits Trouillard et Robardet
ses pere et mere luy ont constitué en dot et par avancement de
leur hoirie la somme deux cent livres consistant en son
troussel composé dun lit garny paire darmoire habits
nuptiaux linge et autres hardes servant a sa personne aussy
le tout vu et reconnu par ledit futur epoux qui sen est contente
a condition que le tout luy sera delivré la veille ou le jour des futures
nopces, outre quoy iceux Trouillard et Robardet pere et mere de la dite
futur luy ont par ces presente cree et constitue sur eux et les
leurs solidairement lun pour lautre sans division la rente annuelle
de quinze livres, pour luy tenir lieu de trois journaux de terres
en valleur de la somme de trois cent livres desquels elle et le dit
futur son mary ne jouiront qu’apres le deces de sesdits pere et
lere, et le cas arrivant lesdits futurs viendront en partage
avec ses autres frere et beau frere pour apres ledit partage fait
estre ladite rente eteinte et comme non avenue, laquelle rente
de quinze livres commencera a courir du jour de la celebration
dudit futur mariage et destre payer jusqu’au jour que le dit partage
sera fait se constitue en outre ladite future epouse de la predite
autorité la somme de cent livres pour ses guains et epargnes
particulieres , dont ledit futur est pareillement content.
Su rchacunes desquelles constitutions dottalles il en sera
ameubly au proffit de la future communauté la somme de cent
livres et le surplus sortira a chacun des futurs maries chacuns
en droit soy nature dancien comme si le tout avoit fait tronc et
double tronc en leurs famille et en quelques mains que le tout
puisse passer soit en ligne directe ou collateralle.

La dissolution du futur mariage arrivant le survivant
aura et prendra avant tout partage les habits linges et
hardes servant a sa personne son lit et sa chambre garnie
telle quelle se trouvera ou pour icelle chambre garnie la
somme de cent livres a son choix.
Et si cest laditte future epouse qui survive ledit futur
epoux en ce cas elle aura et prelevra pareillement avant
tout partage ses habits linges et hardes servant a sa personne
son lit et sa chambre garnie aussy telle quelle se trouvera ou
pour ycelle chambre garnie la somme de cent livres a son choix.
Se reservent lesdits futurs epoux et epouse le pouvoir et
la faculté de disposer du tout ou partie de leurs biens en
faveur lun de lautre par tels actes que bon leur
semblera derogeant pour ce regard a la coutume du
Duché de Bourgogne en ce qui peut y estre contraire
suivant laquelle le surplus du present traité
demeure reglé.
Et ces choses ainsy faittes et conclues lesdittes partyes
ont proms de se presenter en face de notre mere Sainte eglise
le plustot que faire se pourra pour y recevoir la benediction
nuptialle a peyne de tout depens domages et interets.
Dont elles ont dit estre contentes et daccord et mont
requis acte pour seurete duquel elles en ont obliges
leurs biens par la cour de la Chancellerie et renconcante.
Fait leu et passé audit Auxonne en presence de Michel
Archer laboureur demeurant a Vielverge frere dudit futur epoux, Maurice
Vion marchand demeurant au meme lieu oncle maternel audit futur,
Barthelemy Ripart marchand demeurant audit Auxonne beaupere
dudit futur, et Denis Trouillard laboureur demeurant aux Granges dudit
Auxonne frere de ladite future, de Messir Pierre Antoine Bordenet

sollicite en la justice consulaire de ladite ville, et Pierre
Mussot huissier au grenier a sel dudit Auxonne y demaurant
temoins requis qui se sont soussignés avec ledit futur epoux
ledit Pierre Trouillard pere et moy ledit notaire, laditte future
epouse non plus que ladite Estiennette Vyon mere du futur laditte
Jeanne Robardet mere de ladite future ayant declares ne seavoir
signer de ce enquis, et alegard des autres parents cy devant
denommes ceux le sachant faire se sont soussignés les
autres ayant declares ne le seavoir faire de ce enquis.

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