1748 cm Flaichet Michel – Barbier Marguerite

source: AD21 4E18 art. 07 Me Ponteney

Pardevant Les Notaires Royaux
de la ville d’auxonne y Residant
soussignés Ce jourdhuy trois feuvrier mil
sept cent quarente huit avant midy audit auxonne
Ont comparus en leurs Personnes, Michel Flaichet
manouvrier et pecheur demeurant a poncey ayant
deja eté marié d’une part.
Et Margueritte Barbier fille majeure De fut
Jacques Barbier en son vivant charpentier à
Lamarche y demeurante, du corps de Margueritte
Gagneret ses pere et mere, icelle Gagneret cy
Presente et autorisante ladite Margueritte Barbier
sa fille pour le present fait d’autre part.
Lesquelles parties en Vertue de la Susdite autorité
ont fait et font entre elles, les traitté, accord et
alliance de Mariage ainsy que Sensuit;
Scavoir que les futurs Epoux et Epouse, seront
et demeureront Conjoints, unis et associes par
ensemble apres avoir Recu la Benediction nuptialle,
suivant la generalle Coutume de ce pays et Duché
de Bourgogne, qu’est par Moitié Meubles et effets
acquets et conquets quils ont et feront pendant et
constant leur futur mariage.
Demeure Douée la future Epouse, sur les Biens
du futur, au cas que Douaire ait lieu, dun Douaire
Divis et Prefix de dix livres de Rente annuelle

Pendant sa Vie naturelle Durante; Racheptable pour
une Seulle fois Seullement, par les heritiers dudit futur
de la somme de cent livres, sans quelle Puisse pretendre
aucun autre douaire, et ou Iceluy Douaire Divis excederoit
le coutumier, en ce cas lesdit futur, fait a ladite future
acceptante donnation entre vif du surplus en faveur du futur Mariage qu’il
promet faire insinuer a ses frais, dans le tems de
l’ordonnance du Roy.
Donnera en outre ledit futur a ladite future, des Bagues
et joyaux pour le jour de la Celebration des futures
noces jusque et en valeur de la somme de quinze livres
qui demeureront en Propre a ladite future.#
#En faveur duquel futur mariage ledit futur fait a ladite future
acceptante de lautorite de sadite mere, donnation entre vif de la somme
de cent cinquante livres a prendre apres son deces sur le plus clair de
ses biens.
Se marie pour tous ses Biens ledit futur; qui
constituent, en ses meubles et effets; linges hardes et
habits servans a sa personne, ensemenses, grains
et Bestiaux & le tout en valleur de la somme de trois
cent livres.
Quant a ladite future elle se constitue en dot de l’autorité
de ladite Gagneret sa mere; la somme de deux cent livres,
consistant en son lit garny une paire darmoire de Bois
de Noyer; draps de lit, napes et serviettes, et autres
Meubles et effets; et en son troussel, composé de ses
hardes linges et habits servans a sa personne le tout
Provenant de ses gains et Epargnes particuliers ainsy
que sadite mere en est convenue et demeure d’accord
le tout veu et Reconnu par ledit futur qui a dit en estre
content et satisfait.

Sur lesquelles constitutions dotales Respectives
des futurs, il en convient quil en sera par eux ameubly
et confondue au proffit de leur future communautée
chacun en droit soit pour fonder icelle la somme de
cinquante livres, et pour le surplus il leur sortira
et aux leurs, chacun de leur coté en ligne naturelle
de propre et ancien, comme sy cetoit des fond aussy
ancien qui eussent fait tronc et double tronc dans
leurs familles en quelques mains que le tout puisse
passer.
Dissolution arrivant de la future communion, le
survivant des futurs aura prendra et prelevera
avant tout partage; une chambre garnie d’un lit
d’une paire d’armoire, d’une table, de six chaises
et autres effets en valleur de cent livres, et en outre
ses hardes et linges et habits servans a sa personne
au choix dudit survivant; outre quoy ladite future prelevera
ses Bagues et Joyaux ou pour Iceux quinze livres
a son choix; et sy c’est ledit futur qui survive, il prelevera
des outils de Pecheur pour quinze livres, ou les
outils a son choix pour legalle a ladite future.
Se Reservent lesdits futurs le pouvoir et puissance de
disposer au proffit l’un de l’autre, de tout ou de
partie de leurs Biens soit par testament codicil,
donation, ou par tels autres actes de derniere
volonté que Bon leur semblera, derogant
expressement pour Ce Regard a ladite coutume de

Bourgogne, en ce qu’elle Peut y estre contraire suivant
laquelle le surplus du present traité demeure reglé
en ce qui peut y etre obnis.
Se Resrvent encore lesdits futurs, touttes successions
tant dorectes que collateralles, ensemble tout Dons et legs
qui peuvent leur arriver ou eschoir, pour leur sortir même
nature d’ancien propre comme dessus, desquelles pouront
pareillement disposer, chacun en droit soit, a la reserve des
meubles meublans qui demeureront confondus au proffit
de leur future communauté.
Et ont convenue entre les futurs, que comme ledit futur
a quatre enfants de son premier mariage d’avec feue Claudine
Brun, quils seront nouris et entretenus au frais de la
future communauté jusqua lage de majorité ou de
mariage, et … de leur payer leurs droits tutelaires.
Et les choses ainsy faittes reglé et constitué, lesdits futurs
ont promis et Promettent Reciproquement de se representer
inessament en face de notre mere sainte esglise pour y
recvoir la Benediction nuptialle, a peine d’interests et
depens, pour Surete de quoy ils obligent de même que ladite
Gagneret leurs Biens, par la Cour de la Chancelerie &
Renoncant & fait leu et Passé audit auxonne en l’etude de
Ponteney l’un des notaire qui a conservé la minute de cette.
Et sest ledit Flaichet soussigné, quant a ladite future de même
que sa mere elles ont declarés ne scavoir signer enquis.

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