1750 cm Gaudin Antoine – Nicolardot Madelaine

source: AD21 4E21 art. 40 Me Borvenet

Pardevant le Notaire Royal
Greffier de l’arbitrage aux Baillage et Chancellerie
d’Auxonne y residant soussigné et en presence des
temoins enfin nommés Cejourdhuy vingt huit
octobre mil sept cent cinquante après midy
ont Comparus Antoine Gaudin laboureur
demeurant a Tillenay ayant deja eté marié d’une
part.
Madelaine Nicolardot veuve de François
Rousseau manouvrier demeurant aux Granges
d’Auxonne d’autre part.
Lesquelles parties ainsi comparantes des avis
et agrements de leurs parants et amis assemblés
ont fait le traitté de leur futur mariage en
la forme qui suit.
Scavoir quils seront uns et Communs en tous
biens meubles quils ont auront et acquets
quils feront pendant leur communauté conformement
a la coutume de Bourgogne.
Le futur Donnera des Bagues et

Joyaux a la future pour le jour de leurs
noces en valeur de la somme de dix huit
livres.
Si Doûaire a lieu la future sera
doûé sur les Biens du futur d’un
Doûaire Divis et prefix presentement
reglé entre lesdites parties a la somme de
dix livres par an rachetable par lesdits
heritiers du futur d’une somme de cent
livres une fois payée et si le doûaire
Divis excede le coutumier le futur fait des
a present donnation de l’excedant a la future
avec promesse de la faire Insinuer aux peines
de ledit.
Se Marie le futur pour tous ses Biens
echus Consistant en meubles, effets, grains
Bestiaux ensemenses le tout en valeur de
la somme de onze cent livres, non compris
une somme de trois cent livres de Droits
tutellaires quil doit a Claudine Gaudin sa
fille mineure de son mariage avec deffunte
Marie Racle; laquelle mineure sera nourie et
entrenue aux frais de la communauté sans

aucune repetition de la part de la
future ni des siens.
Se marie laditte future epouse pour tous ses
Biens echus Consistants en meubles, effets,
grains, Bestiaux, argent clair et nippes le tout
veu et reconnu par le dit futur et estimé a la somme
de onze cent livres.
Sur lesquelles constitutions dottalles il sera
ameubly par chacun des futurs dans leur
Communauté la somme de vingt livres et
le surplus de leurs dottes leur sortira a
chacun nature d’ancien.
En Consideration du futur mariage ledit Gaudin
fait Donnation par lesdites presentes a laditte Nicolardot
une somme de deux cent livres qui sera
prelevée par elle ou les siens sur le plus clair
des Biens dudit Gaudin après son deces.
Sobligeant Ce dernier de faire Insinuer ladite
Donnation a la forme de lEdit aux peines de
droit.
Se Reservent les futurs touttes successions
Directes ou Collateralles qui pouront leur
arriver pour sortir nature d’ancien a chacun
d’eux en droit soy quand aux immeubles

a l’egard des meubles ils demeureront Confondus
dans leur Communauté.
Se Reservent pareillement les futurs le
pouvoir de se faire donnation en faveur l’un de
l’autre de tous leurs biens ou de partie dIceux
par tels actes que bon leur semblera derogeants
pour ce regard a la coutume de Bourgogne,
a la charge neantmoins a l’egard dudit
Gaudin de se Conformer a l’Edit des secondes
noces.
Chacun desdits futurs payera les dettes par
luy contractées avant le mariage en sorte
que les Biens de l’un ne puissent etre
employés a acquitter les dettes de l’autre.
La Dissolution du futur mariage arrivant
si le futur survit il prelevera avant tout
partage ses linges et habits servants a sa
personne, son lit garny et une paire
d’armoire ou pour lesdits lit et armoire
la somme de vingt livres a son choix.
Et Si la future survit elle prelevera
pareillement ses linges et habits servants a
sa personne son lit garny et armoire ou

la somme de vingt livres a son choix
outre ses Bagues et Joyaux qui luy seront
propres.
Ce qui n’est point reglé par le present
traitté le Sera Suivant la Coutume de Bourgogne.
Dont lesdites parties Sont Contentes pour la sureté
et execution lesdits futurs promettent de se representer
Incessament en face de l’eglise pour y recevoir
la Benediction nuptialle a peine dInterrests
depens obligeants pour cet effet et pour la
plus ample execution de ce que dessus leurs biens
par la cour de la Chancellerie du Duché de
Bourgogne & Renonçant & fait leu
et passé e letude dudit notaire en presence et des
avis et agrements de Pierre Henry laboureur
a Tillenay gendre du futur, de Jean Nicolardot
manouvrier aux granges d’auxonne pere de la
future, de Claude Cestre laboureur auxdittes
granges son beau frere, d’Antoine Buisset tacqueur
demeurant a Auxonne aussi son Beau frere,
et encore en presence du scieur Claude Ragondet
marchand demeurant auxdites Granges d’auxonne,
de Jean Rabiet jardinier demeurant a Tillenay

et François Henry laboureur demeurant auxdites
Granges d’auxonne temoins requis et soussignes
avec ledit Gaudin, lesdits Pierre Henry, Jean
Nicolardot et ledit notaire, ladite Madelaine Nicolardot
le sieur Cestre et Buisset ayant declaré ne scavoir
signer de ce enquis.
Et a l’instant il a eté convenu que si laditte
Nicolardot survit audit Gaudin elle aura la
Jouissance pendant sa vie naturelle durant d’une
maison et ses dependances située a l’abergement
les auxonne appartenant audit Gaudin occupé
actuellement par Jean Gaudin dudit lieu, a la charge
de l’entretenir des reparations auxquelles un
ususfruitier est tenu, et Jouira encore par usufruit
de Deux Journaux de terre au finage de labergement
sans rien payer si ce n’est le dixieme vingtieme
ou autres Impositions, duquel usufruit ledit Gaudin
fait donnation a la future aussi en consideration
du futur mariage avec promesse de la faire
aussi Insinuer dans le tems et a la forme
de lEdit a peine de tout dommages interrests
et depens, laquelle Jouissance est estimée
tant pour ladite maison et ses dependances

que pour lesdits deux journaux de terre a la somme
de trente livres par an, fait leu et passé
comme dessus.

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