1764 cm Damougeot Jean – Berthaut Elizabeth

source: AD21 4E21 art. 21 Me Bretin

Pardevant les notaires royaux de la
ville d’Auxonne y residants soussignés ce jourd huy
vingt cinq janvier mil sept cent soixante quatre
avant midy ont comparus en leurs personnes les
parties cy apres scavoir.
Jean Damougeot laboureur demeurant a Flammerans
ayant deja été marié dune part.
Et Elizabeth Berthaut fille majeure procedante
de lautorite de Jacques Berthaut vigneron a St Seyne
en Bâche, et de
deffunte Claudine Pain, le dit Jacques Berthaut
cy present et autorisant quant a ce la ditte Elizabeth
Berthaut sa fille d’autre part.
Lesquelles parties ainsy comparantes ont fait et font
entre elles les traitte et accord du future
mariage en la forme et maniere suivante scavoir.
Promettent les futurs se prendre a mary et femme
et loyaux epoux et pour cet effet de se trouver en
face de notre mere ste eglise pour y recevoir la
benediction nuptialle le plustot que faire se
pourra a peine d’interests.
Seront les futurs uns et communs en tous biens
meubles quils auront, acquets et conquets quils feront
suivant la coutume de ce pays et Duché de Bourgogne.
Donnera le futur à la future epouse des bagues
et joyaux pour le jour de la celebration du futur
mariage en valeur de la somme de cinquante livres
qui luy seront propres et aux siens, et dont il luy

fait donation.
Sera doué la future sur les biens du futur
au acs que douaire ayt lieu, dun douaire divis ou
prefix de trois livres de rente rachetable par les heritiers
du futur de la somme de soixante livres, et ou le
dit douaire prefix excederoit le coutumier le futur
en fait don et donation a la future, laquelle il promet
de faire insinuer a ses frais dans le tems et a la
forme de lordonnance.
Se constitue en dotte le futur la somme en valeure
de neuf cent livres consistants en meubles et
effets, grains, foins, bestiaux et autres effets
mobiliers, sans prejudice de pareille somme en
valeur de neuf cent livres revenant a Claude,
Anne, Philiberte et Anne Damougeot ses quatre
enfants mineurs de son mariage avec Jeanne Robardet
vu et reconnu par la future et ses parents qui ont dits etre contents
et en faveur dudit mariage le dit Jacques Berthaut
constitue en dotte a la ditte Elizabeth Berthaut
sa fille tant pour ses biens maternels eschus, qu’en
avencement de son hoirie, la somme en valeure
de deux cent livres, consistant en ses linges et
habits servants a sa personne, troussel, lit
garny, armoire et autres effets mobiliers.
Outre ce la future se constitue en dotte la somme
de cinquante livres provenant de ses guains et
epargnes particulieres, le tout vu et reconnu
par le futur et ses parents qui ont dits en etre
contents.
Sur chacune desquelles constitutions dotalle les futurs
en ammeublieront chacun au proffit de la communauté
la somme de trente livres, et le surplus de leurs dittes
constitutions dotalles leurs sortira a chacun

nature d’anciens et aux leurs comme si le tout
avoit fait tronc et double tronc en leur famille
en quelque main que le tout puisse passer fait
en ligne directe ou collateralle.
Chacun des futurs payera en droit fait les dettes
quil aura contractée avant la celebration du
futur mariage en sorte que les biens de l’un ne
puissent soufrir pour les dettes de lautre.
Se reservent les futurs touttes successions directes
ou collateralles, pour leur valoir et sortir a
chacun nature danciens quant aux fonds, à
legard des meubles ils demeureront confondus dans
la communauté.
Et en faveur dudit mariage le futur fait
don et donation par la presente a la future
acceptante dune somme de deux cent livres
par forme de jeunesse quelle prelevera sur le
plus clair des biens dudit futur.
Et cependant les futurs se reservent le pouvoir
de disposer en faveur l’un de l’autre de la
generalité de leurs biens ou de partie diceux
soit en proprieté ou en usufruit, sans que pour
raison dudit usufruit l’un ou l’autre soit tenu
de donner caution, et ce par tels actes quils
jugeront convenables, derogeant pour ce regard
a la generalle coutume de ce pays et duché de
Bourgogne, bien entendu neantmoins que le
futur se conformera a ledit des secondes noces.
Arrivant la dissolution du futur mariage le
survivant prelevera avant tout partage les linges
et habits servants a sa personne lit garny et
armoire, ou pour le tout la somme de cinquante
livres a son choix, et outre ce la future ses bagues
et joayux en valeur d’iceux.

Le surplus du present traitté non ecrit demeure
reglé suivant la ditte coutume de ce pays et duché
de Bourgogne.
Dont et du tous ce que dessus les parties sont daccords et
contentes, pour seureté elles obligent biens par la cour
de la chancellerie & Renoncant. Fait lu et passé à Auxonne
en letude de Bretin lun desdits notaires, en presence et
de lavis et consentement de Margueritte Garnier belle
mere de la future, François Bernard laboureur a Flammerans
beaufrere du futur, Jacques Mangoneau aussy son beau
frere, et François Darcq manouvrier a Flammerans son
frere, et François Darcq laboureur a Flammerans son cousin,
oncle, Jacques Robardet laboureur a Flammerans son cousin
Claude Robardet beaufrere du futur, Jacques Friquet
aussy son beaufrere, et curateur a ses mineurs, Joseph
darcq, son cousin a cause de Jeanne Robardet,
Claude Chenevoy laboureur a Foumerey cousin a la future
et son curateur, du sieur Jean Fleury marchand a St Seyne
beaufrere de la future, et des sieurs Bernand Borthon
et Abraham Gavignet negociants a Auxonne amis des
futurs, et se sont le futur ledit Berthaut, Bernard,
Jacques Mangonneau, François Darcq, Jacques Robardet,
Claude Robardet, Jacques Friquet de St Seyne, Joseph Darc, le
sieur Jean Fleury, et les sieurs Borthon, et Gavignet, soussignés
avec le dit notaire, quant a la future, a la ditte Margueritte
Garnier, et auxdits Chenevoy et Friquet de Flagny ils ont
declares ne savoir signer de ce enquis.

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