1777 cm Amanton François – Bornet Marguerite

source: AD21 4E21 art. 81

Pardevant le notaire royal du bailliage
d’Auxonne résidant en ladite ville et en présence des
témoins en fin nommés cejourd’huy vingt janvier mil sept
cent soixante dix sept avant midy, furent présent François Amanton
fils mineur de déffunt Claude Amanton, qui était manouvrier à Tréclun
Anne Marchand ses pere et mere, procedant de l’autorté d’Antoine Collin
manouvrier résidant à Villers les Pots son tuteur d’une part.
Marguerite Bornet, fille mineure de Simon Bornet qui était
laboureur à Villers les Pots, et Agathe Dauvey ses pere et mere procédant
de l’authorité de Claude Colin, laboureur à Villers les Pots son beau-frère
et tuteur d’autre part.
Lesquelles parties ont fait et font le traité et accord de futur mariage
ainsy que suit.
Que lesdits Amanton et Bornet promettent de se transporter en face
de notre mère sainte église pour y recevoir la bénédiction nuptiale
à la premiere requisition l’un de l’autre a peine de tout depens dont
et intérêt.
Ce fait les futures seront un et commun en tout biens meubles
acquets conquets qu’ils feront pendant et constant leur futur mariage
enquel lieu ils puissent en acquerir.
Donnera le futur le jour de la célébration des noces à la future
des bagues et joyaux en valeur de la somme de vingt cinq livres qui luy
sortiront nature de propre et ancien, desquels bagues et joyaux le futur en
fait don et donation à la future, laquelle elle a accepté.
Douaire le futur, la future en cas que douaire ait lieu d’un
douaire divis et prefix de la somme de cinquante livres une fois
payé et au cas que ledit douaire divis exede le coutumier le futur
en fait don et donation à la future entre vif qu’il promet de faire insinuer
dans les temps du réglement.
Le futur fait constitué en dot de mariage la somme de six cent

livres savoir cinq cent pour biens … … par le décès de ses pere et
mere, qui luy ont été payé cy devant par ledit Colin son tuteur de laquelle
il tient quitte lesdit Colin son tuteur, pour les avoir recue en bonne pieces
et ayant cour, quant au cent livres, ils proviennent de ses gains et épargnes
journaliers consistant en linges et effets servant a sa personne le tout
vu reconnu par ses parents et ladite future.
La future s’est constituée en dot de mariage la somme de sept cent
livres provenant des successions de ses pere et mere, consistant en un troussel
composé de lit armoire, linges et effets vu reconnu par le futur et ses parents
livrable le lendemain des futures noces auxdits futurs par ledit colin son
beau-frère et tuteur.
Sur chacunes des constitutions dotalles il en sera ameublis par
chacun des futurs la somme de cinquante livres, le surplus leur sortira
à chacun nature de propre et ancien en quelque main que le tout puisse
passer fait en ligne directe ou collaterralle … et …
Se reservent les futurs toutes successions directes ou collateralles
pour leur sortir à chacun deux nature de propre et ancien quant aux
immeubles, à l’égard des meubles ils demeureront confondus dans
la comunauté future.
La dissolution du mariage arrivant le survivant aura et emportera
avant tout partage ses linges et habits servant a sa personne outre
ce une chambre garnie selon son etat et condition ou pour icelle
la somme de soixante livres au choix du survivant, et si c’est la future
qui survie elle prelevera en outre, ses bagues et joyaux, preciput matrimonial.
Se reservent les futurs de l’autorité sudite le pouvoir de disposer
en faveur de l’un de l’autre au profit l’un de l’autre par réciprocité et
sans reciprosité de tout ou partie de leurs biens tant ancien acquets que
conquets en propriété ou par usufruit et ce par tel acte que bon leur
semblera derogeant pour ce regard a la coutume de Bourgogne, et en cas
d’usufruit seulement les futurs se déchargent réciproquement de donner
caution.
Si il se vend ou allienne quelque bien ancien le remplacement en sera

fait sur les acquets conquets et en cas d’usufruit sur les propres du
mary pour ce qui concerne la future seulement.
Le surplus du présent traité non écrit n’y stipulé au présent acte
demeure reglé suivant le coutume du Duché de Bourgogne de tout
quoy les parties ont requis acte qui leur a été octroyé pour sureté la cour
Chancellerie.
Fait lu passé en présence des parties a Villers les Pots au domicile
du tuteur de la future, et des parents et amis, de Claude Marchand laboureur à
Champdôtre oncle du futur, François Colin manouvrier à Villers les Pots, parain et
cousin du futur, François Bornet manouvrier à Villers les Pots curateur et oncle de
la future, François Gevrey manouvrier audit lieu beau-frère de la future, François Vion
manouvrier audit lieu oncle de la future, … et en présence de Louis Fevre
manouvrier aux Granges d’Auxonne et de jean Simon manouvrier à Champdôtre témoins
requis expres appelés et soussignés avec toutes les parties, à l’exception
de la future, et dudit Fevre qui ont déclaré ne savoir signer de ce requis.

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