1740 cm Baranger Claude – Febvre Anne

source: AD21 4E20 art. 22

L’an mil sept cent
quarante le dixiesme octobre
avant midy au village de Saint Seigne
en Bache pardevant le notaire royal
residant à Auxonne soubsigné et en
présence des tesmoins cy après nommés
ont comparus en leu personne
Claude Baranger laboureur a La
Bergement les Auxonne ayant déjà
été marié d’une part.
Anne Febvre fille majeure de Claude
Febvre manouvrier audit St Seigne
et de feue Denise Millier ses pere et
mere, lesdits Febvre cy present et
authorisant en tem que besoin seroi
la ditte Anne febvre sa fille d’autre
part.
Lesquelles parties ont fait et font
entre elles les traités et alliance de
mariage ainsi que s’en suit, …
amis de leurs parents et amis cy apres
denommés

Scavoir qu’elles seront mariés unis
conjoints et associés par ensemble, suivant
la general coutume de ce pays et Duché
de Bourgogne qu’est par moitié meuble
qu’elles ont et auront et acquets quils
feront constant leur futur mariage.
Sera donné par ledit Baranger
futur epoux a laditte Anne Febvre
sa future epouze les bagues et
joyaux au jour de leur mariage
jusqu’en valeur de la somme de vingt
livres qui lui demereron propre et
dont ledit Baranger luy fait dont
en faveur du present mariage.
Sera douhée laditte Anne febvre future
epouze sur les biens dudit Baranger
son futur au cas que douhaire ayt lieu
qui demeure reglé entre eux a la forme
de la coutume.
Ledit Baranger se constitue en dotte

tous ses meubles et effets
qui composent son ménage
bestiaux quil a en sa
puissance, graines, battus et a bâtre et
qui sont pendant par racine, le tout
estimé a la somme de deux cent cinquante
livres, et laquelle il en ameubliera
dans la communauté celle de cinquante
livres, les deux cent livres luy sortiront
et aux siens, nature d’ancien, heritage
sujet a retour comme si le tout avoit
fait tronc et double tronc en sa
famille et enquelque main que
le tout puisse passer soit en ligne
directe ou collateralle.
Et au regard de laditte Anne
Febvre sa future epouze, ledit
Claude Febvre son père, luy a
constitue en dotte la somme de cent
livres qui consiste en ses meubles et

effets servant a sa personne, son
troussel composé de nappes, serviettes
draps de lit, le tout en valeur de
laditte somme, et qui provient de
ses gains et epargnes particulier
attendu que ledit Febvre son père cy
present a dit etre hors d’etat de luy
avancer aucunes choses, le tout veue et
reconnue par son futur epoux qui en
est content, et laquelle constitution
laditte Anne Febvre en ameubliera
dans la communauté pareille somme
de cinquante livres, le surplus
de la constitution luy sortira et aux
siens nature d’ancien comme si le tout
avoit fait tronc et double tronc en
sa famille et sujet néantmoins
à retour et en quelques mains que
le tout puisse passer soit en ligne
directe ou collateralle.

Et d’autant que ledit Baranger
futur epoux a quatre enfants
de son premier mariage avec
Marguerite Gaudin iceux seront
nourris elevés et entretenus aux frais
de la communauté sans aucune
répetition de la part de ladite Anne
Febvre et ce jusqu’en age de
majorité ou de mariage, temps auquel
il leur sera relaché leur droit
maternel a la forme de leur acte
tutelaire du vingt avril dernier
fait en la justice de la Bergement
et l’inventaire fait en consequence
le vingt un du même mois controllé
et faite le même jour par
et Fouvent, payera ledit futur
epoux ses dettes sur ces propres
biens, sans que ceux de laditte
Anne Febvre en puisse souffrir

aucune chose, laquelle de son cotté en sera
acquittée jusqua ce jour par son dit pere
et d’autant que ledit Baranger futur
epoux désire dès a present donner des
marques a ladite Anne Febvre sa future
epouse, de l’amitié quil a pour elle, avant
qu’il vienne a mourir sans enfants procréer
de leur futur mariage laditte Anne Febvre
sa future jouieara sa vie durant de la moitié
des meix, maison et dependance icelle
ou demeure actuellement ledit Baranger
fasse aucune repetition de la part des
heritiers du futur epoux, a la charge
néantmoins que ladite Anne Febvre sera
tenue de payer après le décès de son
futur la somme de douze livres dix
sols chacun an faisant la moitié de cellede
vingt cinq, deux par an, sur les ditte
maison audit sieur Truchetet fermier dudit
Labergement.
Arrivant la dissolution de la communauté
par le décès de l’un ou de l’autre des futurs
epoux et epouse, en ce cas le survivant

Aura et emportera avant tout partage
les habits et linges servant en sa perosnne
avec un lit garny, une paire d’armoire
en l’état que le tout sera, outre quoy aura
le futur époux, s’il survit ses armes
ou pour leur valeur la somme de vingt
livres et si c’est l’épouse pareille somme
avec les bagues et joyaux à elle cy
devant donné.
Se reservent les futurs epoux et epouse la
faculté de disposer au proffit de l’un et l’autre
soit de partie de leurs biens ou de la totalité d’iceux
même pour l’usufruit par testament disposition
ou autre acte que bon leur semblera derogeant
pour se regard a la coutume
Comme aussy se reservent lesdits futurs epoux et
epouze toutte succession directe ou collateralle
qui leur pourront arriver pour leur sortir chacun
a leur egard nature d’ancien a l’exeption des
meubles qui entreront dans la communauté dont
le tout ce que dessus ainsy reglé les futurs epoux et
epouse ont dit etre contents et d’accords, et pour l’execution
ont promis de se representer incessament en face
de notre mere sainte eglise pour y recevoir la
benediction nuptiale a peine de tout interets
et depens, obligeant pour cette effet lesdits
futurs epoux et epoouze leur biens par
toutte cour royalle du duché de

Bourgogne et renonssante. Fait et passé
comme dessus en la maison du sieur Jean Niquet
marchand a St Seine en Bache en presence
de Pierre Febvre demeurant à Billet oncle de
la future epouze, de Denis Coillot laboureur audit
St Seine en Bache parrain dicelle, de son cousin du chef
de sa femme, de Pierre Bourdon, laboureur a la
grange du bois rond dudit Niquet, Philippe
Jullien et Philippe Foulette cousin dudit futur
de Jean Baptiste Limonier praticien à Auxonne
tesmoins requis et soussignés avec les parties
le sachant faire et moy ledit notaire les autres
parties de même que les futurs ayant
declarés ne le savoir faire de ce enquis.

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