1708 cm Pelletier Claude – Cerf Marie

source: AD21 4E20 art. 13

Au nom de Dieu amen Lan de lincarnation
diceluy courant mil sept cent huit le
dernier de decembre après midy au lieu
d’Auxonne pardevant le notaire royal
soubsigné; et en presence des tesmoings
au bas nommés, ont comparus en leurs personnes
Claude Pelletier fils de feu Pierre Pelletier
manouvrier a Tillenay et de Marie Racle ses
pere et mere, icelle Racle presente et
authorisante quand a ce sondit fils d’une
part.
Et Marie Cerf fille de feu Jean
Cerf laboureur a Labergement et de
Marguerite Baudry ses pere et mere
Icelle Baudry presente et authorisante
quand a ce saditte fille d’autre part.
Lesquels parties des advis de leurs parents
et amis pour ce assemblés ont
faits et font entre eux les traités
de mariage et choses suivantes.
A scavoir que lesdits futurs espoux
et espouse seront maries unis conjoints
et associes par ensemble suivant la
coutume de ce pays et Duché de Bourgogne
quest par moitié meubles quils ont

auront et acquets quils feront constant
leur futur mariage.
Suivant laquelle coutume lespouse
sera doué sur les biens de lespoux en cas
que douhaire ayt lieu.
Sera donné par lepoux a lespouse
des bagues et joaux pour le Jour des
nopces jusqu’a la somme de quinse livres
desquels lespoux fait donnation a ladite
espouse en faveur du present
mariage linsinuation de laquelle il promet
de satisfaire a ces frais et despens dans le
temps de lordonnance.
Se marie lepoux pour ses droits paternel
escheus consistants en la somme de trente
livres que laditte Racle mere de lespoux
promet de luy paier dans six mois
prochains, outre quoy promet de luy
delivrer une demye dousaine de
chemise et un port gras, declarant le peux
quil a sept quartiers de grains et autres
bled qui seiche, et un quartier que laditte
Racle abandonne audit futur aux champs petit
sur le chemin de Champdostre,
declarant en outre le dit espoux quil a
les habits et linges servant a sa personne
toutte laquelle constitution a la reserve
de la ditte somme de trente livres que
lespoux se reserve et aux siens pour luy
sortirent nature dantien entreront dans
la communauté sera en outre acquite de tous debits
par sa ditte mere jusqua aujourd’huy.

Et a legard de laditte espouze la ditte Baudry
sa mere luy a promis et constitue en dot
tant pour demeurer quitte envers sa fille
de ses droits paternelle eschues que
maternelle a eschoir, un lit garny, une
paire darmoire, treise draps, …
compris un rayé, une dousaine et demy
de serviettes, trente ouvrée et quarante
six aulnes de nappes de pareille qualité
une douzaines de chemises unies,
un habit de nopce suivant la
condition, et une vache mere en valleur
de vingt livres, non compris les habits et
linge servant actuellement a sa personne
de laditte espouse, laquelle constitution
les parties ont estimés a deux cent
cinquante livres, de la quelle constitution
il en demeure reserve a ladite espouse
et aux siens cent livres tout comme si cest
des fonds venant de sa famille ayant
fait tronq et double tronc
en icelle et le surplus entrera dans
la presente communauté, sera
semblablement acquité laditte espouse
de tous debits par sa ditte mere jusqua
ce jourd’huy.
Advenant la dissolution de la
presente communauté par le deces
de lun ou de lautre des maries en ce cas le
survivant deux aura et emportera
avant partage les habillements et
linge servant a sa personne avec un
lit garny une paire darmoire.

servant a sa personne en lestat que le tout
sera, outre quoy aura le dit survivant
vingt livres et laditte espouse outre
la ditte somme les joaux desquels il luy
a estes fait cydevant fait donation.
Se reservent les successions qui leur peuvent
arriver pour leur sortir chacun a leur egard
nature dantien a la reserve des meubles
meublans seullement, comme aussy le
pouvoir de se donner leurs biens par telle acte
de disposition que bon leur semblera.
Dont et du tout les parties sont contante
et daccord promettent respectivement
satisfaire a ce que dessus et notamment les
maries de se representer incessament en
fasse de Sainte Eglise pour y recevoir la
benediction nuptialle a peine dinterests
et despens a la seurte de quoy elles ont obligés
leurs biens par la cour de la Chancellerie
Et fait et passé audit Auxonne en la
maison du sieur Hugue Morison en sa
presence, du sieur Jean Baptiste Morisot
maistre chirurgien, Jean Jacques et Pierre
Cerf freres de lepouse, Pierre Godin,
Claude Nicolardot ses beaux freres, Pierre
Pelletier, Claude Racle et Jean Fontenois
frere et oncle de lespoux, Joseph Verdelet
et Jean Baptiste Montreau clercs audit lieu
qui ont signé a legard de ceux ne sachant
faire, les autres ayant declares ne le scavoir
de ce enquis.

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