Gaudin Louis (1890-1961)

Louis Gaudin est né le 15 août 1890 à Villers les Pots (21), il est le fils de Eugène Gaudin, 25 ans, manouvrier et de Seichon Marie Anne Philomène, 22 ans, manouvrière.

Ses parents vivront toute leur vie dans la commune, rue de la Galère.

ce qui reste de la maison Gaudin-Richard

ce qui reste de la maison

Louis est l’aîné de quatre enfants.

En 1911, Louis est recensé par l’armée. Il est inscrit sous le n°51 du canton d’Auxonne. Il est incorporé le 14 octobre 1911 au 4e Régiment du Génie. Le 3 février 1912, il est réformé temporairement pour « dyspepsie et anémie ». Le 5 août 1912, il est rappelé à l’activité par la comission spéciale de réforme d’Auxonne. Le 9 août 1912, il est rappelé à l’activité, il est incorporé au 4e Régiment de Génie. Le lendemain 10 août, il arrive au corps et sapeur de 2e classe sous le matricule 5205. Il passe dans la réserve de l’armée active le 6 avril 1914,. Il obtient un certiicat de Bonne Conduite. Affecté au 28e Bataillon du Génie stationné à Belfort.

02 août 1914, on placarde des affiches dans toutes les rues des communes de France, les églises font sonner leurs cloches, la mobilisation est annoncé. La guerre est déclarée à l’Allemagne.

(source: wikipedia.org)

Il est rappelé à l’activité pour mobilisation générale le 2 aôut 1914, il arrivera le 3 août 1914. Il est mis en congé illimité à la date du 7 août 1919. Le 22 mai 1922, on le met dans la classe affecté spécial de l’administration des PTT comme facteur à Villers les Pots (21).

Sa fiche matricule nous renseigne qu’il habite au moment du recrutement à Villers les Pots (21) et elle nous donne aussi une description physique et  son niveau d’instruction:

  • cheveux châtains
  • yeux bleus
  • front moyen
  • nez moyen
  • il mesure 1m65
  • degré d’instruction: 3 c’est à dire qu’il a un niveau primaire.

(source : fiche matricule n°372 classe 1910 AD21 1R art. 2471 )

Louis se marie à Magny-Montarlot le 23 juin 1914 avec Marie Bossu. Elle est la fille de Claude Bossu et de Marie Victorine Lovy.

Deux mois plus tard, le 2 août 1914, Louis et sont frère Maurice partent à la guerre. Maurice ne reviendra pas, il meurt au front le 9 novembre 1915 à Souchez (62).

Le 25 avril 1918, Marie Bossu accouche à Bourges (19) d’une petite fille  Yvonne.

Le 2 juillet 1918, le tribunal de Dijon prononce le divorce entre Louis Gaudin et Marie Bossu, le mois suivant, le 26 août 1918 à Villers-les-Pots, le père de Louis décéde.

transcription du jugement de divorce GAUDIN-BOSSU en date du 2 juillet 1918 TGI Dijon

Du 2 juillet 1918
Entre Louis Gaudin, garçon des recettes à la Banque privée demeurant à Auxonne actuellement mobilisé au 28e Bataillon du Génie, admis au  bénéfice de l’assistance judiciaire par décision du Bureau de Dijon en date du 7 avril 1917.
Demandeur par exploit du 23 juillet 1917, comparant par Me Guidot, avoué, suppléé par Me Guelaud, avoué honoraire, en vertu d’une ordonnance de M. Le Président de ce tribunal du 20 octobre 1914.
Et dame Marie Bossu épouse du sieur Gaudin et résidant chez Madame Veuve Pailly commerce des légumes aux Granges d’Auxonne;
Défaillante;
La cause appelée placée au rôle général sous le n°329 (année 1917);
Ouï le demandeur en ses conclusions par l’organe de son avoué
Ouï aussi Monsieur le Procureur de la République
Attendu qu’il a été procédé à l’enquête ordonnée dans l’instance du divorce introduite par Gaudin contre sa femme.
Attendu qu’il résulte de cette enquête que Gaudin a rapporté la preuve des faits
articulés à l’appui de sa demande;
Que notamment il est établi que la dame Gaudin se livrait à l’inconduite;
Attendu qu’il y a lieu de prononcer le divorce d’entre les époux Gaudin-Bossu
aux torts exclusifs de la femme conformément aux articles 229 et 231 du Code Civil
Par ces motifs, le tribunal,
Après en avoir délibéré conformement à la loi;
Statuant en matière oridnaire et en premier ressort;
Donne défaut contre la dame Gaudin qui n’a pas constitué avoué
Prononce le divorce d’entres les époux Gaudin-Bossu aux torts exclusifs de la femme
Dit que le présent jugement sera transcrit sur les registres de l’Etat Civil de la
commune de Magny-Montarlot où le mariage a été célébré le 23 juin 1914 et que mention
en sera en marge de l’acte de mariage.
Dit que devant Me notaire à  et sous la surveillance de Monsieur
Bonichon ou à défaut, de Monsieur Savin, Juges du siège, que le tribunal commet
à cet effet, il sera procédé à la liquidation de la communauté ayant existé entre les époux
Gaudin-Bossu en cas d’acceptation de celle-ci par la femme, si non à la liquidation
de ses reprises seulement.
Condamne la dame Gaudin aux dépens qui seront recouvrés comme en matière
d’assistance judiciaire.
Et commet Me Grapin, Huissier, à Auxonne pour la signification du présent jugement
à la défendresse défaillante.

source: AD21 Bd art. 110.

Le 13 décembre 1919, à Villers-les-Pots (21), Louis se marie avec Camille Souillot, née à Pouilly-sur-Saône, elle est la fille de Claude Souillot et de Camille Briban . Le père de Camille Souillot travaillait chez Jacob-Delafon à Pouilly-sur-Saône (21). De leur union, naitront quatre enfants:

  • en 1920 à Villers-les-Pots (21), Maurice
  • en 1922 à Villers-les-Pots (21), Yvette Marcelle qui ne vivra qu’une semaine
  • en 1924 à Lux (21), Marcel
  • en 1935 à Lux (21), Jean-Claude

La mère de Louis meurt le 23 juin 1954 à Dijon (21) chez sa fille Angèle Philomène.

Louis devient veuf le 23 février 1957, Camille décéde à Dijon (21).

Le 22 septembre 1961 à Lux (21), Louis décéde âgé de 71 ans.

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